Jeudi 3 septembre
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15:35
Voici le dernier roman que j'avais emprunté à la bibliothèque en juillet, et que je devais terminer rapidement pour pouvoir rapporter le tout hier midi.
Au final, j'avais donc pris trois Nothomb. C'était pas très malin en fait ; les livres d'un auteur, il vaut mieux les répartir sur du long terme, sinon on se lasse...
Enfin, cela ne m'a pas empêché de passer un bon moment, quoiqu'assez déroutant...
L'image est moche et floue, mais enfin on ne peut pas dire que la couverture soit un chef d'oeuvre d'illustration... On va donc dire que pour aujourd'hui ça
suffira!
"
Cherchez à qui le crime profite. Quand un roman commence par cette phrase, on s'attend à ce que ce soit un polar. On n'a pas tort, ce livre pourrait être un
polar. Sauf qu'il n'y a pas de policier.
Mais il y a un crime. Mobile : Pompei. Arme du crime : Vésuve.
Et le coupable? Ce pourrait etre le temps. A moins qu'il n'ait un alibi.
"
Si je devais qualifier ce roman, le premier mot qui me viendrait à l'esprit serait : improbable.
L'intrigue est assez saugrenue : un dialogue inter-époques entre l'auteur et un scientifique du futur... Bon, jusque là pourquoi pas.
Déjà, le livre est intégralement composé de dialogue ; le premier fait quelques pages, le second occupe tout le reste. Déjà; c'est surprenant. Ensuite, c'est le même principe que les
Catilinaires. Alors, ok, la faute est entièrement mienne d'avoir plus ou moins enchaîné les deux romans ; mais bon, du coup ça perd aussi de son originalité.
Ensuite, l'un des personnages représente l'auteur. "A.N.". La "vraie" auteur donc. Et là, ça devient un peu dérangeant dans la façon dont se construit le dialogue. En gros, un affrontement entre
les deux personnages. Avec le scientifique qui répète à longueur de phrases à quel point A.N. est ridicule, idiote, insensée etc. Du coup, on ne sait pas trop quoi penser. Soit comme lui, et
c'est quand même bizarre cette autoflagellation de Nothomb. Soit au contraire, c'est le scientifique qui se ridiculise à travers sa diatribe, et donc, la super intelligente c'est Nothomb.
Dans un cas comme dans l'autre, l'auteur se met vraiment vraiment en avant.
En fait, on (en tout cas moi) ne sait quoi penser de ce livre. On pourrait détester l'arrogance de Nothomb, la façon dont sont construits les dialogues, les procédés d'argumentation qu'on
reprocherait à une copie d'élève de collège... D'un autre côté, l'idée est originale, comme l'intrigue mais aussi le style. Par snobisme, par goût d'une sorte de "nouveau roman", on préfèrerait
donc adorer ; faire partie du petit cercle capable d'apprécier cette bizarre oeuvre littéraire.
Je ne sais pas trop où je me situe moi-même ; probablement entre les deux. Il faudra que j'y réfléchisse...
En tout cas un roman qui ne peut laisser de marbre. Après tout, n'est ce pas ce que l'on recherche dans la littérature?
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