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Foreign Lit' me

Samedi 15 octobre 6 15 /10 /Oct 10:00

vann J'avais, si vous vous en souvenez bien, beaucoup accroché au  premier roman de l'auteur. C'est pour quoi, dans le cadre de la rentrée littéraire, j'ai remis le couvert avec ce second opus.Et j'ai dévoré ledit opus en deux jours...

 

" Sur les rives d'un lac glaciaire au coeur de la péninsule de Kenai, en Alaska, Irene et Gary ont construit leur vie, élevé deux enfants aujourd'hui adultes. Mais après trente années d'une vie sans éclat, Gary est déterminé à bâtir sur un îlot désolé la cabane dont il a toujours rêvé. Irene se résout à l'accompagner en dépit des inexplicables maux de tête qui l'assaillent et ne lui laissent aucun répit. Entraînée malgré elle dans l'obsession de son mari, elle le voit peu à peu s'enliser dans ce projet démesuré. Leur fille Rhoda, toute à ses propres rêves de vie de famille, devient le témoin du face-à-face de ses parents, tandis que s'annonce un hiver précoce et violent qui rendra l'îlot encore plus inaccessible."

 

J'avais aimé, vraiment, le style de l'auteur pour ma première lecture? Je m'en suis ici délectée. L'écriture est fluide, mais vraiment de bonne facture, moderne, mais très appliquée. Il est de plus en plus rare, je trouve, de véritablement apprécier un roman à la fois pour son intrigue et sa qualité d'écriture. Pari réussi ici. Je me disais parfois au fil des pages que je pourrais bien être en train de lire n'importe quelle histoire, le style de l'auteur réussirait à me happer.

 

Il se trouve par ailleurs qu'il ne s'agit pas "n'importe qu'elle" histoire. Ca n'est certes toujours pas très gai ce qui se passe dans ce roman : une famille aux relations un peu compliquées, ce qui peut être d'autant plus difficile à supporter par les personnages que que chacun des couples n'est sans doute pas au mieux de sa forme. Bien qu'on ne souhaite à personne ce qu'il arrive aux personnages, je trouve que David Vann rend très bien de "petites histoires", des histoires du quotidien somme toute pas très extraordinaires. Et même si ça n'est pas très optimiste sur les relations humaines, ça rend en tout cas le roman très touchant.

 

J'ai trouvé les paysages très beaux, et cela m'a donné envie d'aller faire un tour dans cette nature désolée (mais avec des grosses bottes fourées, et du chocolat chaud dans un thermos ; c'est assez incroyable, mais ce livre m'a donné froid. Vraiment.) Je ne suis pas spécialement adepte du Nature Writting, (puisque nature writting il y a) mais j'ai ici beaucoup accroché. Je trouve que cela ajoute une ampleur incroyable au roman.

 

Pour ce qui concerne la fin, qui a pas mal déstabilisé la plupart des lecteurs si j'ai bonne mémoire de vos biollets, il se trouve que j'étais plus ou moins au courant du dénouement de l'affaire. Lors du partenariat pour le premier roman, j'avais pu, avec d'autres, rencontrer l'auteur qui nous avait parlé de ce second roman, qui d'ailleurs s'inspire assez librement de l'histoire de sa belle-famille si ma mémoire est bonne ; si je ne connaissais pas les détails de la fin, j'avais en tout cas une bonne idée d'où allais la narration. Je dois dire que ça n'a pas de tout gâché la lecture. Il est même parfois intéressant de juger une histoire alors que l'on fait où cela va mener. Telle Sherlock Holmes, je cherchais les petits détails, me délectais de voir le fil conducteur s'orienter de telle ou telle façon. Bref, pour moi pas de "surprise" ; cela dit, le plus objectivement possible, je suppose que dans une autre situation j'aurais plus ou moins vu le dénouement venir, car l'auteur ne cherche pas vraiment à s'en cacher, mais que j'aurais apprécié, au vu du reste de l'intrigue, que cela se termine ainsi (Est-ce clair ?).

 

 

Un vrai coup de coeur, donc pour ce deuxième essai avec David Vann, que je recommande chaudement (avec pull et moral) à mes comparses lecteurs!

 

Note : 5 / 6

 

 

 

Je remercie donc PriceMinister pour cette occasion de lecture des Matchs de la rentrée littéraire.

Par Craklou - Publié dans : Foreign Lit' me
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Jeudi 2 décembre 4 02 /12 /Déc 15:00

Après avoir entendu parler d'Ellis en large et en travers, aussi bien qu'en mal ou qu'en bien, chez vous, j'ai fini par me décider...

Le moins que l'on puisse dire c'est que ça ne laisse pas indifférent....

 

 

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La gloire, l'argent, les femmes, les hommes, l drogue... Avec son premier roman, Moins que zéro, publié alors qu'il n'avait que vingt et un ans, Bret Easton Ellis a tout eu. Et en grande quantité! Mais au bout de deux décennies d'excès, de succès et de controverses, l'écrivain tente enfin de s'asagir et de menier, avec épouse et enfants, la vie rangée d'une banlieusard chic. Or, une série d'évènements inquiétants et inexpliqués viennent bientôt renverser ce fragile équilibre matériel et mental : une poupée qui parle, une maison qui déraille, des enfants qui disparaissent et le fantôme de Patrick Bateman, le tueur d'American Psycho qui rôde... Bret Esaton Ellis croyait pouvoir échapper à ses démons : il ui faudra d'abord les combattre...

"

 

 

Il est très difficile de résumer ce roman, et je ne parle même pas d'en donner un avis.... Rient de très tangible sur quoi s'appuyer, tant ce livre laisse un souvernir étrange sur lequel on ne sait s'appuyer.

Pour ma part, je ne connaissais rien d'Ellis, et n'avais rien lu avant. J'ai découvert son nom au hasard de la blogosphère et ai été tentée. Pourquoi celui-ci ? Je dirai radinement qu'il était bradé lorsque je suis tombée dessus. Ca n'a pas été le seul argument néanmoins ; d'après ce que j'avais pu lire chez vous, il me semblait celui qui pourrait se lire le plus facilement, ou du moins le moins difficilement. Et pour cause, par de tueur en série dans cet opus ci.

 

Bref, ça aura été une lecture très intéressante. Le moins que l'on puisse dire est qu'Ellis a un style très particulier que je n'ai cessé tout au long de ma lecture d'admirer. En dehors de ce que peuvent véhiculer les mots, j'ai eu un réel plaisir à parcourir le livre...

Pour le reste, je suis malheureusement assez rationnelle. Ce qui n'est absolument pas incompatible avec une passion pour la SF ou la Fantasy : je vous vois venir. Les lectures de l'imaginaire sont des lectures de l'imaginaire. Point. C'est faux, et c'est peut être même pour ça que ça me plaît. Mais j'ai nettement plus de mal quand tout se mélange. Or ici nous avons ici affaire à une autobiographie romancée, dans laquelle donc tout n'est pas vrai ; et pour couronner le tout, chassez le surnaturel, il revient au galop, autrement dit, tout devient encore plus embrouillé et embrouillant. Qu'on ne s'y trompe pas, c'est l'effet recherché. Recherché par un auteur qui, si l'on ignore ce qu'il consommait lors de la rédaction de ce roman, ne se cache pas d'en avoir rédigé d'autres dans des circonstances pour le moins illégales quant à sa consommation personnelle.

Le personnage principal-écrivain étant donc, soit drogué soit alcoolisé, et au moins dans son roman, pris au milieu de déboires psychologiques relativement inquiétants, je ne vous parle pas de l'ambiance de fond...

 

Difficile aujourd'hui de résumer mon opinion sur ce roman. Tout ce que je peux dire, c'est que je l'ai dévoré, ce qui dénote au moins une très grande fascination pour le récit. Le style comme je l'ai dit est excellent. Pour le reste, les personnages et leurs comportements, la plupart sont imbuvables et plutôt monstrueux chacun dans leur genre. De toute façon, on ne s'imagine pas que ça soit un roman destiné à "plaire" au sens propre du terme. A déranger oui, et pour le coup c'est plutôt réussi. Même si la fin termine sur une note plutôt triste qui m'a vraiment touchée.

 

En fait, le mieux à faire avec ce roman c'est de lire et de se faire une opinion (c'est tout le temps le cas, mais là quand même un peu plus!!)

Par Craklou - Publié dans : Foreign Lit' me
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Mercredi 15 septembre 3 15 /09 /Sep 10:20

Il m'arrive de sortir de mes geekeries SF/Fantasy et de me consacrer à une littérature plus "fille" que j'apprécie tout autant. Mon principal problème est d'arriver à choisir de bons romans dans cette catégorie. Car si tout me plaît plus ou moins dès lors qu'on me parle de planètes ou de gobelins, en matière de romans d'amour, appelons les choses par leur nom, les choses se corsent. J'ai en effet une sainte horreur des livres guimauve-niais. Or je serai moi même bien en peine de vous en donner une définition, et la frontière est parfois mince, à mon sens entre un bon roman d'amour et un roman qui dégouline de mièvrerie. En bref, en ce qui concerne ce genre littéraire, j'aime qu'on me guide pour éviter les catastrophes ; je ne fréquente d'ailleurs guère ces rayons chez les libraires.

C'est pourquoi, quand Suzanne de  Chez les filles m'a proposé ce roman, j'ai sauté sur l'occasion après m'être renseignée rapidement sur l'auteur, "sa vie, son oeuvre". Bien m'en a pris !

 

 

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A la mort de son père, célèbre violoncelliste, Lucrezia met au jour dans les affaires du défunt une boîte remplie de lettres, toutes écrites par la même personne : une certaine Costanza. qui, des années durant et dans le plus grand secret, fut la maîtresse du musicien. Surprise de découvrir cette relation dont elle ne soupçonnait pas l'existence, Lucrezia décide de se rendre en Provence, chez Costanza, afin d'en apprendre davantage sur son père. Le temps d'un week-end, celle-ci va lui parler de l'homme qu'elle a aimé.

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Cette histoire est pleine d'amour, d'amour sous plusieurs de ses formes : impossible, paternel, familial, raisonné ou non. Mais, pour déborder d'amour, ce roman n'en déborde pas pour autant de bons sentiments. Les mots sont toujours très justes, pour décrire toute la palette de sentiments par lesquels les différents personnages passent, ou sont passés ; les émotions sont décrites avec beaucoup de justesse et de retenue. Ce roman, c'est celui d'une rencontre en une jeune fille et l'ancienne maîtresse de son père, mais aussi d'une rencontre entre deux mondes très différents, entre le passé et le présent. Dans un style très fluide, et agréable à lire, l'auteur nous raconte plusieurs histoires, à plusieurs époques, qui au final, lorsqu'elles s'entrecroisent, apportent beaucoup à chacune des deux protagonistes.

Difficile de vous en dire plus sans révêler toute la substance du récit. Une histoire d'amour reste, aussi singulière soit elle, une histoire d'amour. Mais celle-ci m'a vraiment convaincue, peut être plus sur certains aspects que sur d'autres ; quoi qu'il en soit, c'est un très beau roman sur les aléas de la vie sentimentale, qu'elle soit personnelle ou familiale, que je recommande volontiers!

 

Je remercie encore vivement Chez les filles, et les éditions Presses de la Cité pour cette belle découverte !

Par Craklou - Publié dans : Foreign Lit' me
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Lundi 13 septembre 1 13 /09 /Sep 09:53

Après l'enthousiasme que j'avais eu à lire le Livre de Joe, je me suis donc laissée tenter par son petit frère sur la pile occaz' de mon meilleur ami Gibert. Dans un genre tout à fait similaire, mais avec des personnages bien différents, j'ai été tout autant conquise par ce roman que par le précédent. 

 

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Doug a vingt-neuf ans et il est veuf. Sa défunte femme, Hailey, est morte dans un accident d'avion il y a deux ans. Depuis, Doug se noie dans l'auto-apitoiement comme dans le Jack Daniel's, et a pour seules activités le lancer de canettes de bière sur les lapins qui envahissent sa pelouse et la rédaction d'une chronique hebdomadaire " Comment parler à un veuf ". Nul doute qu'il se consacrerait à plein-temps à cette douleur si sa sœur despotique, son beau-fils en mal d'attention et son père sénile ne venaient le sortir de sa léthargie. Et que dire de sa voisine qui s'obstine à lui susurrer des mots cochons à l'oreille... Qu'il le veuille ou non, plus question de se couper des autres. Mais pour Doug, ce retour à la vie ne se fera pas sans perte et fracas.

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Ce roman met un coup de pied dans la fourmilière. Parce qu'au delà des dépressions de Doug, c'est un peu tout le monde qui peut se sentir concerné. 

Certes, nous ne sommes pas tous aussi malheureux que Doug ; du moins, nous n'en avons pas tous des raisons aussi bonnes. De même, notre entourage n'est sans doute pas aussi farfelu et peu orthodoxe : pas de doute, les personnages sont bien tous fictionnels, et heureusement! C'est pour ça qu'avant tout, ce roman fait rire. Un peu jaune parfois, il est vrai ; mais l'humour, comme dans l'opus précédent, est bien au rendez-vous. Disons qu'il traite le mal de la manière douce. 

Mais quand on lit entre les lignes, c'est d'abord un roman assez optimiste sur le monde qui nous entoure ; parce c'est en quelque sorte la résurrection de Doug à laquelle on assiste, alors même qu'il se pense entouré de la pire de façons. Dans un style plutôt grinçant, lissant de côté tout bon sentiment, ce roman prouve que l'on peut redonner le sourire aux lecteurs sans recourir à la guimauve.

Alors pour tout ceux qui ont envie de croire que parfois reprendre sa vie en main ça peut simplement commencer par jouer au chamboule-tout avec les lapins qui mettent à mal leur jardin, j'ai envie de recommander ce roman très très chaudement ! 

Par Craklou - Publié dans : Foreign Lit' me
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Jeudi 9 septembre 4 09 /09 /Sep 14:59

Parmi les livres que j'ai dévoré a soooo looooong time ago, soit en juillet, celui-ci m'a laissé un chaleureux souvenir. Je l'avais découvert au détour de blogs, puis entraperçu parmi les proposition du challenge  Les coups de coeur de la blogosphère

Un bon mois et demi après lecture, je vais tâcher de retrouver le temps d'un billet l'enthousiasme que ce roman avait soulevé en moi!

 

chroniques.gif

 

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Le dernier quart du siècle sonnant, Mary Ann gagne San Francisco, où la libération sexuelle s'affiche en couleurs outrancières. Elle choisit d'être logée par Mme Madrigal, dans un refuge où se côtoient amicalement des "chats errants" de toutes origines. 

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Bien décidée à vivre sa vie, Mary Ann quitte le domicile familial pour aller tenter sa chance à San Franscisco ; elle devient vite au sein de ce roman un prétexte au croisement de destins divers, qui tous se rencontrent, mais jamais ne se ressemblent. Parmi ces destins, certains parlent ou touchent plus que d'autres ; certains amusent, d'autres surprennent, d'autres encore donnent envie de bouger ses propres fesses. Dans un univers léger mais pas que, voilà un livre qui ne vous donnera pas mal à la tête, mais nécessite tout de même un peu plus d'investissement intellectuel que le dernier Cosmo : l'auteur oscille ainsi entre sérieux et un peu de légèreté.

Dans un style très fluide, et qui se laisse dévorer avec délices, ce roman est une vraie petite merveille. Pour ma part, il aurait tout aussi bien pu s'intituler "tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur la jeunesse des seventies" ; en tout cas, me voici vraiment charmée, et prête à plonger dans les suites, puisque suites il y a.

 

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Par Craklou - Publié dans : Foreign Lit' me
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Profil

Craklou

  • Âge : 23
  • Sexe : Féminin
  • Secteur : Sciences de l'information
  • Pays/territoire : Ile-de-France

Comme toute parfaite jeune fille qui se respecte, je suis à la fois indécise ET versatile (vu dans un dictionnaire en ligne : "En français, c'est plutôt un défaut : qui change souvent d'opinion. En anglais, c'est plutôt une qualité : qui s'adapte facilement." ; ai-je besoin de préciser que ce deuxième adjectif est donc à lire in english ?). Par conséquent, je voulais parler de Fantasy, mais en fait il y aura aussi de la SF. Et des polar. Ah oui, et j'aime bien aussi les romans historiques. Bon, et puis des livres-débiles-de-fille, mais ça allait de soi nan? (Et quand je pose des questions dans les articles, c'est pour faire comme si montrer que votre avis m'intéresse. Allez-y, ce sont vos remarques qui font vivre ce blog!).

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